Référendum Irlandais: les peuples ne sont pas décidés à disparître

Référendum Irlandais : les peuples ne sont pas décidés à disparaître

 

Jacky Blavier, président de la fédération de la Marne du MRC / 16.6.2008

 

Il est désormais évident qu’il y a un énorme problème démocratique entre la façon dont se construit aujourd’hui l’Europe et les peuples qui la composent. Il y a longtemps qu’on le savait, mais après le résultat du référendum en Irlande, il s’agit d’une véritable humiliation infligée à tous ceux qui n’on pas voulu prendre en compte les 55% de NON Français et les 63% de NON Néerlandais.

 

On sait très bien que si les Anglais pouvaient voter, ce serait NON, on sait que si les Allemands avaient pu voter, le résultat aurait été négatif.

Après les Français, les Néerlandais, c’est maintenant au tour des Irlandais de refuser un texte qui n’était que le « copié-collé »du Traité Constitutionnel Européen. Il est à noter que les électeurs se sont mobilisés et qu’une fois de plus se sont les milieux populaires qui ont donné au NON les résultats les plus impressionnants.

 

Combien de fois faudra t’il le répéter ? L’Europe ne se fera pas sans les peuples, l’Europe ne se fera pas contre les peuples. C’est encore une fois un déni apporté à toutes les élites qui avaient soutenu ce traité dit «  simplifié » de Lisbonne.

Il existe dans nos vieux pays, un lien indissociable entre la souveraineté, la liberté et la démocratie. Ce lien s’est bâti sur des siècles d’histoire et celles et ceux qui pensent s’en affranchir commettent une faute politique majeure.

 

Il est désormais évident qu’il faut pour l’avenir intégrer cette nouvelle donnée pour bâtir à gauche, un projet politique alternatif. Rien de crédible ne se fera sans une remise à plat complète des politiques européennes : politiques budgétaires, financières, rôle de la banque centrale Européenne, politique de défense et relation avec L’OTAN, politique étrangère…Car la contradiction majeure qui piège la gauche française et en particulier le parti Socialiste, depuis 25 ans , c’est son approche libérale de la construction européenne dans laquelle elle s’est enfermée.

 

La seule réalité qui compte, c’est la permanence des Nations et des Etats qui leur donnent une forme politique et une capacité d’agir .Ce n’est qu’en partant de ces constats que la construction européenne pourra à nouveau avancer, plutôt que de se faire le relais de la globalisation financière.

 

 

 

 

 



16/06/2008
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